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Relative Of Hanged Ahwazis Calls for International Prosecution Of Judges

A relative of two executed Ahwazi Arabs is calling on the international community to issue a warrant for the arrest of two Iranian judge...

Des durs du régime s’allient avec l’extrême droite Iranienne du parti Pan-Iraniste pour attaquer des militants environnementalistes

Des durs du régime s’allient avec l’extrême droite Iranienne du parti Pan-Iraniste  pour attaquer des militants environnementalistes Arabes de la province du Khuzestan.
25 et 20 décembre 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Ahwazi Arabs Info:  Des éléments et agents propagandiste de la ligne dure du régime liés aux clans ultraconservateurs se sont unis avec des pseudos "opposants" chauvins de l’extrême droite Iranienne du Parti Pan Iraniste ou Hezb-e Paniranis (en Persan), pour attaquer  des défenseurs de l’environnement locaux de la ville d’Ahwaz , les accusant de"falsifier" des preuves sur les dégâts écologiques majeurs qui frappent cette région pour  susciter et déclencher  des troubles à caractère ethnique  dans la province du Khuzestân,  où  vivent d’importantes minorités Arabes .
Des milliers d’habitants de la ville d’Ahwaz représentatifs d’un large éventail de milieux sociaux différents, manifestent pacifiquement depuis plusieurs mois pour tenter de sauver la rivière Karoun*1 qui à été gravement touchée par plusieurs crises majeures  de sécheresses chroniques, entrainant des pollutions industrielles qui portent gravement  atteinte à la santé et au bien être  des populations locales qui vivent sur ses rives et sur ses berges.
 L’extrême droite Iranienne du parti Pan-Iraniste
L’agence de nouvelles Iranienne et le site du  journal ultra conservateur  Jahan News*2.Une officine de propagande du régime qui est largement soupçonné d’être liée aux services du ministère des renseignements  Iraniens , a lancé une vague d’articles calomnieux contre les militants écologistes Ahwazis locaux qui se battent contre les pompages et des  détournements d’eaux par des canaux partant de la rivière Karoun  vers la région d’Ispahan,  en accusant les responsables du mouvement Save Karoun River d’avoir lancé une campagne gérée par des "Hypocrites"- une référence au mouvement des Mujahideen- e Khalq (un parti d’opposition illégal en Iran)  dans le but d’inciter et de déclencher des conflits ethniques dans la région du Khuzestân-située dans le sud  de l’Iran-Ndrl. Un région du pays qui est peuplée majoritairement par des populations Arabes- non Perses largement stigmatisées et ostracisées par le régime de Khamenei.
Dans le même temps les "opposants" chauvins et d’extrême droite Iraniens du Parti Pan-Iraniste  ont accusé l’Organisation Mondiale de la Santé de s’être"compromise avec des séparatistes"*pour avoir mis la ville d’Ahwaz sur une liste au sommet des dix villes parmi les plus polluées de la planète*4. Cette organisation politique qui ouvertement inspirée par l’idéologie néo-nazie et le "national socialisme" Allemand de la seconde guerre mondiale et qui se dit: "Combattre pour le rétablissement d’un grand Empire Perse" et pour "La supériorité du peuple Perse" à également accusé et affirmé que l’agence de presse indépendante et le site internet Ahwaz News Agency avait délibérément trompée l’organisation internationale de l’OMS avec des "rapports falsifiés" sur les dégâts écologiques dans le Khuzestân.
Alors même que ces statistiques ont été à l’origine compilées à partir de données communiquées par des organismes scientifiques et environnementaux, sous le contrôle du gouvernement de Téhéran et que de nombreux scientifiques et académiciens Iraniens ont publiés depuis des années des rapports disant qu’il  y avait des risques de crises écologiques irréversibles, dans la province du Khuzestân, si le gouvernement continuait dans ses voies de constructions irraisonnées de barrages et d’assèchements de zones humides. Malgré ces arguments les durs du régime soutenus par le journal ultraconservateur Jahan News et les extrémistes de droite du Parti Pan-Iraniste fidèles à leurs visions paranoïaques du monde, continuent d’accuser les militants écologistes Ahwazis de vouloir fomenter un "complot séparatiste" et "Anti Iranien", promu et organisé en "sous main"  par des gouvernements étrangers .
Les organisations écologistes et environnementales Awhazies, ont pourtant toujours affirmées qu’elles n’avaient aucunes revendications politiques ou ethniques. Et qu’elles se mobilisaient et se battaient uniquement pour la protection de l’environnement et pour la santé et le bien être des populations locales. Dans une région du monde qui est désignée par plusieurs programmes scientifiques des Nations-Unies, comme courant le risque d’être la victime de catastrophes écologiques majeures*5.
Des membres locaux du Majlis - le Parlement Iranien-Ndlr. On récemment démissionné*6 en accusant l’administration d’Hassan Rouhani de discriminations à l’égard de la province du Khuzestân et contre ses populations en majorité Arabes en leur faisant volontairement courir le risque d’êtres les futures victimes d’une crise environnementale catastrophique. Alors que dans le même temps  la ville d’Ahwaz a connu récemment une vague sans précédents de milliers de personnes victimes de graves problèmes respiratoires, causés par la pollution et des tempêtes de pluies acides*7.
L’unité entre ceux qu’on appelle les durs du régime et les éléments fascistes du Pan Iranist Party  qui sont impopulaires au sein de même l’opposition Iranienne et cela qu’elle soit de la diaspora où de l’intérieur du pays, suggère que ces deux entités réactionnaires ont des intérêts communs, dans la continuation des persécutions du régime de la "république Islamique" contre les populations Arabes Awhazies d’Iran. Et qu’elles considèrent les préoccupations écologiques de celles ci, vulgairement comme  des "problèmes de sécurité nationale" qui ne pourraient êtres résolus que par une répression violente.
Voir aussi sur:http://www.ahwaziarabs.info/2013/12/regime-and-opposition-chauvinists.htmlNotes voir sur:-*1:   http://www.ahwaziarabs.info/2013/10/thousands-protest-in-ahwaz-to-save.html-*2:  http://khabarkhoon.com/Post/جلوگیری-رئیس-یک-دانشگاه-ازفعالیت-بسیج-*3:  http://www.parsine.com/fa/news/پان-ایرانیست-هاآلودگی-هوای-اهواز-دروغ-و-توطئه-تجزیه-طلبان-است-*4: http://www.ahwaziarabs.info/2013/03/ahwaz-confirmed-most-polluted-city-on.html -*5: http://www.ahwaziarabs.info/2007/06/iran-government-in-denial-over-karoon.html-*6:  http://www.ahwaziarabs.info/2013/12/non-persian-representatives-quit-over.html-*7: http://www.ahwaziarabs.info/2013/11/thousands-hospitalised-in-ahwaz.htmlVoir aussi le site de la campagne  Save Karoun River.http://www.save-karoun.org/Et l’article publié par France24  sur les pluies acides qui frappent la ville d’Ahwaz.http://observers.france24.com/fr/content/20131126-iran-ahvaz-pluies-acides-empoisonnent-iraniens

Regime and "opposition" chauvinists attack Ahwaz environmentalists

Peaceful activists attacked by regime and opposition
Regime hard-liners and chauvinists in the Iranian "opposition" have united to attack grass-roots environmental campaigners in Ahwaz City, accusing them of fabricating evidence to incite ethnic unrest.

Thousands of city residents from a range of social backgrounds have demonstrated on the banks of the Karoun river in recent months to highlight the growing water crisis in the region, as well as the effects of industrial pollution on citizens' health.

Iranian news agency Jahan News, which is widely believed to be linked to the Iranian intelligence services, claimed the campaign to stop the diversion of the Karoun River to Isfahan is being run by the "Hypocrites", a reference to the Mujahideen-e Khalq. It accused the campaign of inciting ethnic conflict in the Arab majority region of south-west Iran, although ethnicity has not been 

Pan-Iranists are the Iranian variant of Nazism
Meanwhile, the "opposition" Pan-Iranist Party has accused the World Health Organisation of being compromised by "separatists" after it put Ahwaz City at the top of the world's most polluted cities. The avowedly Nazi organisation, which seeks to re-establish a Persian empire, claimed that the Ahwaz News Agency has misled the international agency, even though the statistics have been compiled from data reported by national organisations under government control. In similar vein as the Iranian regime, the Pan-Iranists dismiss environmentalism in Ahwaz as a separatist "anti-Iranian" plot promoted by foreign governments.

The environmental campaign has made no political or ethnic demands, other than to protect health and welfare in a region that the United Nations Environment Programme claims is witnessing an ecological crisis.

Local Majlis members recently resigned from parliament, accusing the Rouhani administration of discriminating against the Arab-majority Khuzestan province and creating a catastrophic environmental crisis. Meanwhile, Ahwaz City has seen thousands struck down by severe respiratory distress caused by pollution brought by acid rain storms.

The unity between regime hard-liners and unpopular fascist elements within the "opposition" suggests both have an interest in persecuting an Arab population by portraying all demands and concerns as a national security problem to be solved by violent repression.

Non-Persian representatives quit over Rouhani budget

The Iranian parliament was left reeling this week after Arab-majority Khuzestan province's 18 representatives as well as most parliamentarians from Kurdistan and Lorestan quit over President Hassan Rouhani's budget.

Controversy surrounds the cuts in budgets to impoverished non-Persian provinces to the benefit of central provinces.

Ahwazi Majlis member Salehi Nasab accused the President and the Energy minister of inflicting cruelty on the region. The diversion of the River Karoun to Isfahan and a 70% cut in the province's infrastructure budget were among the grievances listed by Nasab for the mass resignation.

Mohammad Sadat Ibrahimi said: "We understand that the budget must be tightened. But the pressure must not always be on poorer provinces. We just expect justice in allocating the budget. We also strongly oppose plans to take water out of our provinces."

The deputy head of the representatives from Khuzestan, Abdullah Tamimi, said that the reason they all resigned together was because administration officials had ignored the demands they had presented in meetings before the budget was presented Sunday.

“The demands and funds that are needed for the province were presented from the beginning, when the administration came into office,” Tamimi said. “In the meetings with administration officials, they promised us that our demands would be represented in the budget. Now they’ve brought the budget to parliament, and none of our demands were represented.”

Tamimi continued, “When the views of the representatives on various issues are not observed in the administration’s decision-making, we do not see a need to continue to have a presence in parliament because we cannot implement the wants of the people.”

Ahwaz representative Seyed Sharif Hosseini also complained that when the Foolad corporation of Khuzestan was sold, its funds were allocated to projects in Tehran, while when corporations of other provinces were sold, the funds were spent in that province.

Majlis member Abdollah Tamyomi told Parliament: "According to earlier agreements, the administration has promised to allot a special line of credit to address problems in the many underprivileged cities of Khuzestan, but the proposed budget failed to address this matter.

"Meanwhile, the administration and the president have taken unacceptable steps toward transferring water from Karoon River sources to other parts of the country, which is leading to further destruction of agriculture in Khuzestan."

He added that the project to redirect water from these sources is "treason against national interests and the people of Khuzestan Province", however the government is pressing ahead with the project.

Seyed Sharif Hosseini, a parliament member from Ahwaz said, that in reviewing the preliminary budget for the following year, the funds allocated to “Khuzestan, with respect to other provinces, had a drastic decrease and although some other provinces had a decrease in their budget, there has been extra oppression against Khuzestan.”

Seven of nine MPs from the ethnic Lori province of Lorestan also quit as did six from Kurdistan province amid anger over discrimination by the Rouhani administration. Altogether, 10 per cent of Iran's parliament have resigned in protest at the policies of a president who was elected, in part, on his pledge to help improve the welfare and representation of non-Persian nationalities.

“Even though I don’t believe that resignation will bring any change, the benefit of this action is that the government will hear the objection of the MPs,” said Kurdish MP Hamed Qaderwarzi. Kurdish MPs said that all vital and important projects in the Kurdish Province have been reduced or eliminated in the draft budget for Kurdistan Province.

The MPs fear that the region, already among the country’s most deprived and poorest, will lag behind the rest of the country. The Kurdish MPs believe that the new budget suggests that Rouhani is backtracking on campaign promises to treat the Kurdish province as a potential region for growth.

“President Rouhani made a few promises to the people of Kurdistan, but in the budget we don’t see any sign of his promises, especially for development projects,” Qaderwarzi said.

According to parliament member Iraj Abdi from Lorestan, Article 180 of Iran’s fifth Five-Year plan states that provinces that are economically deprived must have their budgets increased by 2% each year, and the new budget does not reflect this rule. MPs from other provinces in the southwest also voiced their concern, with Emran Ali Mohamadi of Ilam - which has a mixed Kurdish and Lori population - complaining that people in his province had no decent drinking water, high unemployment and not even one kilometre of highway. He added: "It's not fair that most of the budget is absorbed by privileged provinces."

Residents of Chaharmahal va Bakhtiari also share the anger of Ahwazi Arabs against the river diversion programme, which benefits the wealthy Isfahan province while cutting them off from clean water sources. Rage boiled over into a storm of protest on social media following comments by Isfahan Governor Rasoul Zargarpour that his province was politically and socially superior than the people of Khuzestan and Chaharmahal va Bakhtiari.

In reaction, a resident of Chaharmahal va Bakhtiari contacted Ahwaz News Agency saying: "Isfahan is run by fascists. They are destroying the environment in Khuzestan and Chaharmahal va Bakhtiari. We need help from the United Nations to stop the water transfer projects. Save Karoun and stop the Golba river diversion tunnel in Chaharmahal va Bakhtiari."

Two more Ahwazis face death in Rouhani's bloody purge

Two Ahwazi Arab political prisoners are facing death as the administration of President Hassan Rouhani continues its mass execution campaign, which has so far seen nearly 400 hanged in some of the worst state violence in Iran's recent history.

Iranian authorities moved two prominent Ahwazi Arab prisoners from Karoun Prison to an undisclosed location on 7 December, prompting fears they could be executed.

Iran Human Rights has called for the Iranian authorities toimmediately commute the death sentences of the men, who were subjected to torture and unfair trials that have been condemned by several UN experts. IHR's appeal comes just days after four other Ahwazi Arab prisoners were taken from Karoun Prison and executed.

Hashem Shabani (32) and Hadi Rashedi (38) were sentenced to death for Moharebeh (“enmity against God”), Mufsid-fil-Arz (“corruption on earth”) and spreading propaganda against the system in July 2012 alongside three other political prisoners: Mohammad Ali Amouri, Sayed Jaber Alboshoka and Sayed Mokhtar Alboshoka. Another, Rahman Asakereh, was sentenced to 20 years imprisonment. All are founding members of Al-Hiwar, a cultural institute that promoted Arabic education, literature and cultural activities among deprived Ahwazi Arab youth. They were subjected to torture for long periods before their trials, apparently in an attempt to force them to confess to various crimes. Both Shabani and Rashedi were taken from Karoun Prison in July/August and held for weeks by the Ministry of Intelligence where they suffered further torture.

Hadi Rashedi, single was arrested on 28 February 2011 with his brother Habibullah Rashidi, former chair of Khalafabad municipal council. A highly qualified post-graduate with an MSc in chemistry, he worked in local high schools as a teacher. He has a keen interest in cultural issues and is an advocate for the poor. He suffers from heart disease and as such is exempt from military service. Before his trial, Rashedi suffered considerable mental stress, developing a serious digestive disorder as a result. As a result of beatings, he suffered a fractured hip. He also appeared in a documentary aired by Iran’s Press TV in which he was forced to confess to firing a gun at buildings housing security personnel and government officials in Khalafabad. He was described as a member of the ‘Khalq-e Arab’ (Arab People), although no single organisation operates with this name.

Hashem Shaabani, arrested in February 2011, is originally from Ahwaz City and a resident of Khalafabad. He is married with one child and before his arrest he took care of his elderly parents. He has a Bachelor degree in Arabic language, literature and education and holds a Masters degree in Political Sciences from Ahwaz University. He has written poetry in Arabic and Farsi and teaches Arabic language and Arabic literature in high schools. He is a cultural, civil and student activist and also a blogger. His father Khalaf Shaabani was disabled while fighting Iraqi forces during the Iran-Iraq War. In December 2011, he was featured on Iran’s international television station Press TV in which he was forced to confess to being involved in separatist terrorism and supporting Ba’athism in Iraq. He was also made to claim that he had assistance from Hosni Mubarak and Muammer al-Qadafi, the former rulers of Egypt and Libya. Those who know him state that he has never supported armed insurgency against the Iranian state, let alone had contact with foreign governments.

In a letter smuggled out of prison, Shabani wrote that he had written blogs and essays critical of the treatment of minorities in Iran, including "hideous crimes against Ahwazis perpetrated by the Iranian authorities, particularly arbitrary and unjust executions. Through this reporting, I was defending the legitimate right that every nation in this world should have which is the right to live freely with full civil rights. With all these miseries and tragedies, I have never used a weapon to fight these atrocious crimes except the pen."

Insisting on his innocence and demanding a retrial before an impartial court, Shabani concluded his letter stating "I would like to confirm that I have never participated in any armed activity whatever the motives. I disagree with armed activities if there are other peaceful channels to make demands and express our wishes and aspirations."

The death sentences against the men were met with condemnation by a group of five United Nations independent experts in January. The Special Rapporteurs urged the Iranian authorities to halt the executions and expressed grave concern over torture and other ill-treatment in detention where they were forced to sign confessions.

The Special Rapporteur on torture, Juan E. Méndez, said: “This is not only in breach of Iran’s international obligations under the international covenant, which imposes an outright prohibition on torture, it is also in breach of Iran’s Constitution that explicitly forbids the use of all forms of torture for the purpose of extracting confessions or acquiring information.”

The UN Independent Expert on minority issues, Rita Izsák added: “I urge the Government of Iran to halt these executions and to review the decisions of the courts to ensure that all human rights, including minority rights, are fully upheld and respected in practice.”

In his presentation to the UN Human Rights Council, UN Special Rapporteur on Iran Ahmed Shaheed said: "five Ahwazi Arab men were convicted of among other charges 'spreading propaganda against the system' and sentenced to death in connection with their founding of an Arab minority linguistic and cultural organization named 'Al-Hiwar.' Reports from multiple sources indicate that all five men were mistreated or tortured while in detention, and that they were not afforded fair trials. I urge the Iranian government to officially halt the execution of these cultural activists, two of whom are teachers, and to take every effort to investigate the aforementioned allegations."

The European Union subsequently imposed sanctions on judge Seyyed Mohammad Bagher Moussavi of Branch 2 of the Ahwaz Revolutionary Court who sentenced the men to death as well as the officials responsible for broadcasting the "confessions", head of IRIB World Service and Press TV Muhammad Sarafraz and Press TV newsroom director Hamid Reza Emadi.

Province du Khuzestân exécutions de quatre prisonniers politiques Arabes Ahwazis

Quatre prisonniers politiques et de conscience  Arabes Ahwazis d’Iran ont été pendus cette semaine, après des semaines de confusions et d’incertitudes quand au sujet de leurs disparitions survenues lors de leur derniers transferts vers un lieu de détention inconnu.
Ces prisonniers – Abdulreza Amir Khanafereh  qui était âgé de  26 ans , Ghazi Abbasi  qui était âgé de 31 ans , Abdulamir Mojdami qui était âgé de 33 ans et  Jasem Moghadampanah qui état âgé de 28 ans avaient  été condamnés à mort l’année dernière par le juge  Ali Farhadvand  qui préside la  Direction générale  numéro 1 du "tribunal révolutionnaire" de la ville d’Ahwaz.  Il convient également de noter que dans le même  temps le même juge avait fait condamner trois autres prisonniers politiques Arabes Ahvazis à des peines de prison vie. Et que ces peines avaient ensuite bien été confirmées le 13 Février 2013 dernier, par le juge  Reza Farajollahi  l’un des présidents  de la Cour suprême  Iranienne.
Tous ces hommes avaient été ensuite transférés vers la prison Karoon de la ville d’Ahwaz ainsi que dans des centres de détention secrets , où ils furent détenus sous la  garde d’agents spéciaux du ministère des renseignements, On avait ensuite  perdu leurs traces peu de temps après, tandis que le 3 novembre 2013 dernier on apprenait que les autorités pénitentiaires avaient refusé à ces prisonniers, des visites de leurs avocats et de membres de leurs familles.
Après leurs disparitions suite à des transferts vers des lieux de détention inconnus  le 3 novembre 2013 dernier, la situation de ces prisonniers et condamnés à mort était devenue encore plus confuse. Quand on apprit que la famille d’Abdulreza Amir Khanafereh  aurait été alors contactée très discrètement par les autorités pénitentiaires de la province du Khuzestân  et que celles ci leur avaient affirmé que leur fils n’avait pas été exécuté.  Tandis que les familles des trois autres  détenus étaient toujours maintenues dans l’ignorance de ce qui allait leur arriver. Finalement ce n’est  seulement que quelques jours après et plusieurs communiqués et rapports contradictoires que ce 4 décembre 2013 les familles des quatre condamnés à mort apprirent la confirmation des exécutions de leurs fils.
Tous ces hommes qui étaient tous originaires de la ville de Shadegan  (Fallahiyeh en Arabe)- ont été détenus pendant des mois dans la prison Karoon et dans des centres de détention secrets  gérés par les agents du ministère des renseignements qui les ont battus et torturés à plusieurs reprises,  au cours de violentes séances d’interrogatoires, certains de ces prisonniers bien qu’ils se soient plusieurs fois rétractés et qu’ils aient toujours clamés leurs innocences durant les parodies de procès qu’ils ont eu a subir depuis les débuts de leurs incarcérations, ont été contraints par la torture à  "avouer" et à"confesser" leurs appartenances supposées, à un groupe de résistance armée du Mouvement de libération de l’Al Ahwaz. Ils avaient également été soutenus par des campagnes de solidarité, lancées par de grandes  organisations de défense des droits de l’homme, tant locales qu’Iraniennes et Internationales.
Les condamnations à mort de ces quatre hommes  ont également été fermement condamnées par l’Union européenne et par  un certain nombre de gouvernements, y compris par  celui du Royaume-Uni.
-Incidents dans la province du Khuzestân lors d’une cérémonie funéraire d’un de ces quatre condamnés à mort:
selon des témoignages locaux  on vient d’apprendre également  qu’un citoyen de la communauté Arabe Awhazie  d’Iran,  avait été tué par des agents de la police anti émeute Iranienne dans une petite ville située non loin de la frontière Iran-Irak. Qui ont tiré des coups de feux lors d’une cérémonie funéraire d’une famille d’un des condamnés à mort, où la population locale à scandé des slogans de colère contre le régime et ces exécutions.
Voir aussi sur:
http://www.ahwaziarabs.info/2013/12/four-ahwazi-arabs-executed-after.html
http://www.iran-echo.com/
Un rapport d’Amnesty International  en PDF à leur sujet est consultable ci dessous:
http://www.amnesty.org/fr/library/asset/MDE13/040/2013/fr/7aa39056-2e13-4a8b-a1e0-76736b8ea699/mde130402013fr.pdf

Four Ahwazi Arabs executed after disappearance

Four Ahwazi Arabs were hanged this week following weeks of confusion over their disappearance from prison.

The men - Abdulreza Amir Khanafereh (26), Ghazi Abbasi (31), Abdulamir Mojdami (33) and Jasem Moghadampanah (28) - were sentenced to death by judge Ali Farhadvand at Branch 1 of the Ahwaz Revolutionary Court last year. Three others were given life sentences. These sentences were confirmed Judge Reza Farajollahi at the Supreme Court on 13 February 2013.

The men had been taken from Karoun Prison into the custody of the Ministry of Intelligence on 3 November and were denied access to their lawyers and families.

There was confusion as Abdulreza Amir Khanafereh's family was reportedly contacted by the authorities and told he had been executed, but the families of the other three men were kept in the dark. Confirmation was received by all four families today after three days of confusion and conflicting reports.

The men were held by the Ministry of Intelligence for months and tortured. During violent interrogations, they "confessed" to belonging to an armed Ahwazi group, a confession they retracted at their trial. They all come from Fallahiyeh (Shadegan) and were the subject of campaigns by international human rights groups. The death sentences had also been condemned by the European Union and a number of governments, including the UK.

At a funeral procession in Fallahiyeh for an Ahwazi Arab man killed by Iranian security near the border with Iraq, mourners reportedly chanted slogans against the regime and denounced the executions.

IHR: After nuke deal, the world must now focus on Iran's human rights


Human rights should now be the focus of international dialogue with Iran following the break-through on nuclear talks in Geneva, says the Norway-based Iran Human Rights (IHR) group.

IHR points to a worrying trend in human rights abuse with a surge in executions since President Hassan Rouhani took office in August.

IHR founder and spokesperson Mahmood Amiry-Moghaddam said: "We welcome an agreement on the nuclear issue. The Iranian people do not want a war, but they also want respect for human rights, ethnic rights and the tackling of serious environmental problems.

"The talks are an opportunity to press the human rights case. The international community urgently needs to press for a moratorium on executions and encourage the relevant Special Procedures of the Human Rights Council to seek invitations for the UN Special Rapporteur on Iran, Ahmed Shaheed, to visit Iran. 

"Sustainable peace and stability in Iran and the Middle East can not be achieved as long as Iranian people’s human rights are not secured."

While the latest round of P5+1 talks was taking place in Geneva from mid-October, IHR has documented 90 executions. Fifty of these were carried out in ethnic areas of Iran or were members of ethnic minorities executed in central parts of the country. They included three Kurdish and 17 Balochi prisoners convicted of Moharebeh, enmity with God, which is a charge commonly used against opponents of the government.

Many other non-Persian political prisoners are also facing imminent execution, including three Ahwazi Arabs who gave forced confessions on the government’s Press TV channel allegedly following months of torture in the custody of the intelligence services.

Religious minorities also continued to suffer violent persecution while the world concentrated on talks over the nuclear issue. Following raids on 14 Baha’i homes in the Iranian city of Abadeh in October, residents were interrogated by government agents who told them to leave town or face being summoned the occupants for questioning and told them to leave town or they would be knifed to death in the street.

Christians, Alawites and Sunnis are also subjected to continued persecution and state violence in spite of President Rouhani’s pledge to allow greater freedom of worship.

Iran security thwart pipeline bomb attack by Ahwazi insurgents

The Iranian army today defused a bomb placed on the Abadan-Mahshahr oil pipeline, according to local reports.

The police claim they arrived at 16:45 local time and the army defused the bomb at 18:00. There were no reported casualties or damage. The bomb was allegedly placed near the Khordoragh pump station, which receives petroleum from Abadan Refinery through a set of 26" pipeline and moves it to Mahshahr for export or other usage.

The region has seen six successful bomb attacks on oil and gas installations this year. The most recent occurred three days ago when a gas pipeline between Fallahiyeh and Rasalmina (Sarbandar), which is believed to supply a petrochemicals complex, was blown up.

The official media refuse to report pipeline attacks. An attack on a pipeline in October 2012 was dismissed as a technical fault, but the regime has since sentenced two men to death and one man for 25 years on charges of blowing up the pipeline and a railway. Although the Iranian regime has 

Province du Khuzestân nouvelle attaque d’un pipe line du régime Iranien

Article by Collectif Solidarité Iran Paris

Des Insurgés Arabes Ahwazis d’Iran,  ont attaqué un gazoduc  durant la nuit  du 26 au 27 novembre 2013, c’est  la sixième attaque de pipeline de ce type qui a eu lieu cette année. Le gazoduc qui est censé fournir un complexe pétrochimique, reliant les villes de Fallahiyeh et Rasalmina (Sarbandar en Arabe) a été attaqué à minuit heure locale Iranienne.
L’attaque a été annoncée et revendiquée par Habib Nabgan l’un des porte-paroles   du groupe de résistance Arabe Ahwazi  du Mouvement pour la libération de l’Al- Ahwaz ou ASMLA.  Qui a déclaré que l’opération avait été réalisée par la brigade duMartyr Majid al-Baghbeh et par le bataillon des brigades du Martyr Mohieldain al-Naser, l’aile militaire de l’ ASMLA.
Habib Nabgan a déclaré: "L’opération héroïque fait partie d’une série d’opérations spéciales de la vaillante résistance nationale Ahwazie qui cible les installations de pétrole et de gaz qui sont l’épine dorsale de l’économie iranienne et qui sont d’une grande importance stratégique pour le régime de Téhéran. Nos bataillons courageux ont porté la un coup douloureux  destiné à paralyser l’économie déjà dégradée de la république islamique d’Iran " .
La déclaration a également été salué l’Armée Baloutche de la Justice ou mouvementJaish ul -Adl  qui s’était illustrée dans une récente attaque dans l’est de l’Iran, au cours de laquelle 17 gardes-frontières Iraniens avaient été tués . En réponse  et a titre"d’exemple"  le gouvernement iranien avait fait exécuter 17 prisonniers politique Baloutches, alors que ceux ci n’avaient jamais fait parti du mouvement armé du  Jaish ul -Adl  et qu’ils avaient déjà été condamnés à des peines de prison bien avant l’attaque en question. Les deux mouvements du  Jaish ul-Adl et de l’ ASMLA partagent le même objectif ,celui de  mettre fin à ce qu’ils considèrent comme l’occupation Perse illégitime de leurs terres .
L’ASMLA semble avoir pris une décision stratégique  en ne s’attaquant plus qu’a  des infrastructures industrielles considérées comme essentielles, afin d’entraîner des coûts importants pour le gouvernement iranien sans faire de pertes humaines . Ses activités de sabotage au cours des deux dernières années,  se sont exclusivement portées contre des industries  du gaz  et de la pétrochimie des pipelines et des voies de chemins de fer.
Avant ce changement apparent dans ses tactiques militaire, les attaques revendiquées parl’ASMLA incluaient des assassinats de policiers responsables de violences envers la population du Khuzestân  et de Clercs religieux extrémistes Iraniens, ainsi que des  attaques contre des bâtiments administratifs et des banques d’État de la ville d’Ahwaz appartenant au gouvernement de la "république Islamique d’Iran". Cette stratégie de changement  de cibles par ce groupe semble être destinée à empêcher des Arabes Awhazis innocents d’être accusés à tort d’assassinats politiques, ainsi que de veiller à ne pas s’aliéner une partie de la communauté Arabe de la ville d’Ahvaz et de sa région.
Habib Nabgan a également appelé à la résistance à lutter contre ce que son groupe appelle  les: "terroristes médiatiques du régime de la république Islamique" , une possible  référence à  Press-TV.ir  une des principales chaines télévisées de propagande du régime iranien qui  avait récemment diffusée un "documentaire filmé a titre de preuves" dans lequel trois prisonniers politiques Arabes Ahwazis *1 avaient étés contraints par la forces et sous  la torture de se "confesser" en " avouant avoir fait des à des attaques à la bombe", deux de ces  prisonniers politique ont  été condamnés à mort , tandis que le troisième à été lui condamné à une peine d’emprisonnement de 25 ans .
Dans une interview accordée a la chaine  Al- Wesal- TV , le 24 novembre 2013dernierHabib Nabgan avait  avait déclaré que les allégations mensongères du "documentaire"de Press-TV.ir  étaient "Fausses, contradictoires et fabriquées de toutes pièces".  Il a rajouté et précisé ensuite  que les secteurs du pétrole et du gaz étaient les seules cible du groupe de résistance de l’AMSLA et conclu en disant: "Nous condamnons dans nos actions toutes attaques contre des civils. Nous déclarons également  que nos actions de résistance vont continuer à augmenter. Et qu’elles  se feront désormais en coordination avec  l’Armée de la Justice Baloutche et le groupe de résistance du PJAK Kurde".
Notes voir aussi sur:-*1 Press-TV.ir filme des confessions de prisonniers politiques extorquées sous la torture.
http://www.ahwaziarabs.info/2013/11/press-tvs-torture-confessions-by-ahwazi.html

Ahwazi insurgents attack gas pipeline

Ahwazi Arab insurgents attacked a key gas pipeline last night, the sixth pipeline attack so far this year.

The gas pipeline, which is believed to supply a petrochemicals complex, runs between Fallahiyeh and Rasalmina (Sarbandar) and was attacked at midnight local time.

The attack was announced by the spokesman for the Ahwaz Struggle Movement for the Liberation of Al-Ahwaz (ASMLA), Habib Nabgan. He stated the operation was carried out by the Majid al-Baghbeh Martyr Battalion of the Brigades of the Martyr Mohieldain al-Naser, ASMLA's military wing.

Nabgan said: "The heroic operation is one of a series of special operations of the valiant Ahwazi national resistance, which is targeting oil and gas facilities that are the backbone of the Iranian economy and are of strategic importance. The courageous battalions directed a painful hit to paralyse the already deteriorating economy."

The statement also praised the Balochi Army of Justice (Jaish ul-Adl) for a recent attack in the east of Iran in which 17 Iranian border guards were killed. In response, the Iranian government executed 17 Balochi prisoners who are not believed to be involved in any insurgency and were already sentenced to prison terms well before the attack. Both Jaish ul-Adl and ASMLA share the same goal, to end what they see as illegitimate Persian occupation of their lands.

ASMLA appears to have taken a strategic decision to attack critical infrastructure in order to cause significant costs to the Iranian government without human casualties. Its operations over the past two years have exclusively focused on the infrastructure associated with the oil, gas and petrochemicals industries, including pipelines and railways.

Before this apparent change in tactics, attacks claimed by ASMLA included assassinations of policemen and hardline clerics as well as attacks on buildings in Ahwaz City belonging to the government and state banks. The group's changing strategy may be intended to prevent innocent Ahwazis from being wrongly charged with murder as well as ensuring that they do not alienate themselves from the wider Ahwazi Arab community.

Nabgan also referred to resistance against "media terrorists", possibly referring to the Iranian regime's Press TV which broadcast a documentary in which three Ahwazi Arab political prisoners were forced to "confess" to bomb attacks; two were subsequently sentenced to death and one was given a 25 year jail sentence.

In an interview with Al-Wesal TV on 24 November, Nabgan said the Press TV claims were "false, contradictory and fabricated". He added that the oil and gas sector was the group's only target as "we condemn targeting of civilians" and that the resistance will continue to increase, especially "in co-ordination with the [Balochi] Army of Justice and [Kurdish] PJAK."

À Ahwaz province Iranienne du Khuzestan les pluies acides empoisonnent la population


Ahvaz, à l’ouest de l’Iran, est confrontée à une grave catastrophe industrielle, peut-être la pire que connaît le monde depuis la fuite chimique de Bhopal, en Inde, en 1984, qui aurait fait plus de 20 000 morts.

Depuis le début du mois de novembre, plusieurs milliers de ses habitants ont été hospitalisés après la chute de pluies acides. Une ville plongée dans un épais brouillard, des gens respirant à travers des masques chirurgicaux : les images tournées à Ahvaz (comme ici en 2009) ne sont pas sans rappeler celles qu’on peut régulièrement voir de Pékin.

Sauf que selon les chiffres révélés par l’Organisation mondiale de la santé, la capitale du Khuzestan est trois fois plus polluée que la capitale chinoise. L’OMS la place même au premier rang des villes les plus polluées du monde.

La semaine dernière, plus de 2 000 personnes souffrant de difficultés respiratoires provoquées par des pluies acides se sont rendues en urgence dans les centres hospitaliers de la ville. Depuis le début du mois, ces pluies ont fait plus de 20 000 malades, selon les estimations de médias locaux. Mais le chiffre pourrait bien être revu à la hausse.

D’après le site d’information Farsnews, repris par Ahwaz News Agency, le gouverneur de la province a interdit aux hôpitaux de divulguer le nombre de personnes admises pour des problèmes respiratoires. Pour Ahmad Reza Lahijanzadeh, responsable provincial de la protection environnementale, cité par le site Iran Pulse, ces précipitations acides seraient dues à une forte présence de nitrates dans l’air. Une analyse que confirme Sasan Mogahi, de l’hôpital Jondi Shapour. Pour lui, c’est l’activité pétrolière et les feux déclenchés dans les champs de canne à sucre après les récoltes qui seraient en cause.


En réaction, les autorités locales ont ordonné la fermeture provisoire des écoles primaires et des crèches dans de nombreuses villes de la région, et ont recommandé aux parents de ne pas laisser sortir leurs enfants. Les activités industrielles, en revanche, non pas été suspendues.

Ahad, 22 ans, est commerçant à Ahvaz:

"Les conditions climatiques ont toujours été mauvaises à Ahvaz, autant que je me souvienne. Mais ça empire chaque année. Cette année, nous avons connu des tempêtes de poussière et, plus récemment, des pluies acides qui rendent les gens malades. La dernière fois, j’ai dû moi-même me rendre à l’hôpital parce que j’avais des difficultés à respirer. Là-bas, les personnes à qui j’ai eu affaire n’ont pas trop su quoi faire. Elles m’ont simplement donné des médicaments et m’ont placé sous assistance respiratoire. J’ai dû débourser 100 000 tomans (environ 30 euros). Il y avait beaucoup de gens, essentiellement des enfants et des personnes âgées, et le personnel médical semblait dépassé. Au bout d’une heure ou deux, j’ai finalement pu rentrer chez moi. 

"Mercredi dernier, une nouvelle pluie acide a rendu beaucoup de gens malades. D’après ce que j’ai entendu dire, des milliers de personnes se sont rendues à l’hôpital. Les gens qui se sont opposés au barrage sur le fleuve Karoun veulent maintenant manifester contre la pollution et les conditions de vie insupportables qui font ressembler Ahvaz à une ville fantôme, comme après une explosion nucléaire.

"Les affaires marchent mal, en particulier l’après-midi où la pollution est si importante que nous devons fermer nos magasins. Les gens sont inquiets, ils se sentent misérables. Ahvaz a souffert pendant 25 ans des ravages de la guerre. Elle est l’une des villes les moins bien pourvues en équipement urbain du pays alors qu’elle est située dans une région riche en pétrole. On dirait que la ville est maudite."

Mais Ahvaz n’est pas un cas à part. Dans le classement de l’OMS des villes les plus polluées du monde, trois villes iraniennes – Ahvaz, Sanandaj et Yasouj – figurent parmi les dix premières. En décembre dernier, le conseiller du ministre de la Santé, Hassan Aghajani, a rapporté aux médias iraniens que 4 460 personnes étaient décédées à cause de la pollution entre mars 2011 et mars 2012.

Article écrit avec la collaboration d’Omid Habibinia, journaliste free-lance, et de François-Damien Bourgery (@FDBourgery), journaliste à FRANCE 24.